La négociation annuelle obligatoire sur les salaires 2026 (ou « NAO » s’achève sur un désaccord entre la direction et les 3 organisations syndicales représentatives de l’ADEME (CGT, CFDT, SNE-FSU).
Pourquoi ce désaccord ?
Chaque année, les 3 syndicats de l’ADEME réclament une vraie revalorisation salariale qui ne se limite pas à compenser l’inflation de l’année précédente. Or le bulletin social individuel (BSI) reçu fin 2025 par chaque salarié montre que les mesures d’augmentation salariale se contentent à peine de suivre l’inflation sur une période de sept ans. En clair, le pouvoir d’achat des salariés n’a pas suivi l’inflation
Les organisations syndicales demandaient une mesure générale plus ambitieuse, à la hauteur de l’inflation constatée en 2025 plus un rattrapage du retard sur l’inflation. La direction n’a pas retenu cette demande.
Les mesures individuelles (mérite, mobilité, actualisation de poste) représentent plus de 50 % de l’enveloppe salariale.
Une nouvelle fois, la prime de performance et de responsabilité des managers (ou « PPR ») progresse avec + 12 000 € supplémentaires pour l’enveloppe 2026, et correspond à 2/3 des salaires des managers, soit 4.300 € en moyenne.
Avec seulement 2.000 €, l »enveloppe dédiée à la réduction des inégalités femmes-hommes est largement insuffisante. Une telle somme ne permet pas de répondre sérieusement à un enjeu aussi essentiel.
Et la méthode sur laquelle se base la direction pour démontrer que 2.000€ suffisent n’est absolument pas probante.
Pour toutes ces raisons, les 3 syndicats ont informé mi-juin la direction de l’ADEME qu’ils ne signeraient pas l’accord NAO 2026;
Le Sne-FSU s’adresse à tous les personnels qui sur l’ensemble du territoire national, exercent des missions dans le domaine de l’environnement.
Le syndicat défend un double objectif d’assurer d’une part la défense des droits/intérêts aux agents des services concernés et d’autre part d’inclure les enjeux écologiques aux questions sociales comme projet de société.