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Synergie n°46 (janvier 2016)

publié le 25 mars 2016 (modifié le 23 août 2017)
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Sommaire

FONCTION PUBLIQUE DE L’ENVIRONNEMENT

RIFSEEP, qu’est-ce que c’est ?
Prévoyance des Agences de l’eau : victoire totale !
Quasi-statut des personnels de l’environnement : avancera, avancera pas ?

ACTUALITÉS

J’ai tenté de suivre la COP21 en tant que syndicaliste ...
Fonctionnaire, quel bel avenir ?
Le revenu universel

DOSSIER

Le déclin annoncé des parcs nationaux ?
En Vanoise, cela va très fort !

LA VIE DES BRANCHES

Eau et Milieux Aquatiques : des Primes, déprime !
Services de l’Etat : les nouvelles régions sont là, mais tout reste à faire !
Milieux & Faune sauvage : retour sur les actions des personnels de l’environnement

2016 : année bonne pour la planète ? - l’édito de janvier 2016

C’est la question à se poser dès lors que l’on jette un regard rétrospectif sur 2015, et donc sur ce que 2015 aurait pu ou dû être et n’a pas été.
Sous l’angle causes et conséquences, les événements internationaux ont occupé le devant de la scène : interventions militaires et massacres en tout genre en premier lieu, terrorisme sanglant en second lieu justifiant tout à la fois l’exonération soudaine de nos engagements budgétaires, la nouvelle tant attendue de nos ventes d’armes (il est beau mon Rafale !) et l’instauration d’un état d’urgence bien pratique dans le contexte.
Accordons néanmoins au gouvernement français d’avoir réussi le pari d’un événement international majeur. La COP 21 a été un succès diplomatique indéniable, mais à lire analyses et retours de vécu (dont le nôtre dans ces pages), il se confirme que rien n’est pour autant réellement acquis à hauteur des enjeux climatiques affichés.
Sous réserve de validation par certains de ses acteurs majeurs (dont le congrès US au premier chef), la planète devrait donc bénéficier d’un plan réorientant les dérives actuelles des cycles de production et de consommation. Engager un plan, c’est manifester une volonté politique en engageant l’action publique et donc des moyens humains et financiers.
Côté volonté politique au-delà des choix du budget 2016, les décisions affichées restent la construction de Notre Dame des Landes, la énième prolongation des autorisations de rejets toxiques en Méditerranée, la promotion débridée des macroneries en tout genre...
Côté engagement de l’action publique sur ce sujet, on ne trouve dans le budget 2016 que durcissement des réductions de moyens déjà engagées. L’affichage de report sur la société civile des actions de transition climatique en a d’ailleurs situé immédiatement leurs limites : la COP 21 sous état d’urgence a permis de caractériser bonne et mauvaise société civile, respectivement l’officielle porteuse de la traditionnelle pensée unique et autorisée à se manifester et la plus commune interdite de manifestations.

Notre quotidien de 2016 va également devoir se vivre dans notre nouveau contexte institutionnel régional, en commençant par tenter de le comprendre sur le fond (compétences et contenu de l’action publique), suite à la situation politique issue des résultats électoraux de décembre. Plus que les affirmations des uns ou des autres, la lecture électorale de ces résultats sur les anciens découpages régionaux est édifiante : un tripatouillage institutionnel visant à éviter la pire débâcle au gouvernement en place et à limiter au mieux l’accès du Front National à des présidences de Région. Vu sous cet angle, l’exercice de charcutage se révèle un succès de haute-voltige, les scores électoraux atteints font néanmoins craindre que ce ne soit le dernier exercice du genre.
Partis politiques et médias ne se sont d’ailleurs pas privés dès le lendemain matin de nous faire comprendre que cette élection n’était que le tour de chauffe préalable à la mobilisation des écuries présidentielles pour 2017.
On parle d’un remaniement gouvernemental pour février, mais ces seuls éléments et leurs suites probables augurent d’une année 2016 difficile. Pour autant, et suite aux actions engagées en 2015 par les personnels (Intersyndicale Environnement sur statuts et carrières, régime de prévoyance des personnels Agences de l’Eau …), la pression sur l’administration du MEDDE semble contraindre cette dernière à découvrir notre existence et mieux mesurer les enjeux relevant de sa responsabilité.
Un effet indirect de la COP21 a en effet été de réactiver le calendrier parlementaire de la loi biodiversité et donc de rendre à nouveau crédible la perspective de création de l’AFB.
Les personnels ont investi leur confiance et fait preuve de leur soutien au SNE et à ses sections locales dans les actions de revendications engagées pour que nos missions environnementales continuent à s’exercer malgré la dégradation de leurs conditions de travail, de statut et de fonctionnement au quotidien.
Donc ce qu’on se souhaite pour 2016, ce que le SNE vous souhaite pour 2016, c’est une mobilisation et un investissement maintenu pour que la poursuite des mouvements engagés aboutisse enfin au respect des promesses faites depuis bien longtemps. Et que plus qu’accessoirement, la création de l’AFB ne soit pas la chronique de l’échec prévisible et annoncé.


JJ Maynard et JL Ciulkiewicz

  • synergie 46 janv2016 (format pdf - 10.6 Mo - 02/02/2017)Temps de téléchargement estimé : 2 min 54 s (512 K), 1 min 27 s (1024 K), 43 s (2 M), 17 s (5 M).