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Synergie n°36 (nov. 2011)

publié le 21 novembre 2011 (modifié le 22 novembre 2016)
Sommaire

POLITIQUE GÉNÉRALE et crise

ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES
Résultats et commentaires

ACTUALITÉS MINISTÈRES
Déclaration préalable au Comité Technique ministériel

DOSSIER
Personnels non titulaires
Bilan après 4 ans de Grenelle

L’ACTUALITÉ AU SEIN DU SNE
Les espaces protégés
La branche eau et milieux aquatiques

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Couverture synergie 36

Démocratie sociale - l’édito de novembre 2011

Ou plus exactement démocratie sociale et de représentation, le versant de la démocratie qui permet la représentation des corps intermédiaires de la société, au premier rang desquels les syndicats professionnels de salariés au titre de leur légitimité socio-professionnelle.
Et sans démocratie sociale légitime, tout régime politique se prévalant du terme démocratique, fût-il ”de droit”, perd lui-même toute légitimité. Ce numéro de Synergie, préparé pendant les congés d’été, porte donc sur cet enjeu majeur que sont les élections professionnelles du 20 octobre prochain. Cet enjeu nous engage tous pour gagner ces élections, tant le besoin d’un SNE représentatif et reconnu comme tel est important.

Soyons limpides sur ce point, c’est bien évidemment fondamentalement important pour nous-mêmes, nos missions, nos métiers, nos conditions de travail et nos rémunérations, mais ça l’est tout autant sinon plus dans l’absolu sur l’adhésion à nos valeurs et à la mise en œuvre de ce qu’elles impliquent.
Sauf que le formuler ainsi exige immédiatement de rappeler concrètement ce que sont ces valeurs, tant ce cadre de références est systématiquement dévoyé pour être mis à contribution au service de tels ou tels intérêts particuliers, sinon même à contre-emploi.

Le meilleur exemple est sans doute la solidarité. Ne doutons pas que chacun s’en prévale dans la campagne électorale, sauf qu’être clair sur la solidarité, c’est préciser entre qui et qui.
Sur cette valeur, notre solidarité va en premier lieu à l’ensemble de notre communauté de travail, et non pas seulement à telle ou telle catégorie de personnels au sein de cette communauté, laissant comme par hasard de côté celles et ceux ayant le moins la faculté de se défendre par eux-mêmes.
Au-delà de l’aspect travail et du présent propos, solidarité entre riches et pauvres bien sûr. C’est aborder là directement les enjeux sociétaux de gouvernance planétaire, donc de qui va devoir se serrer la ceinture et du comment les autorités politiques vont répondre à la crise financière.
Pour rentrer dans cette campagne électorale, le SNE peut donc se référer à ses valeurs de fond, traduites dans les positions collectivement débattues et adoptées lors de son dernier congrès.
Les débats du congrès ont montré qu’au sein du SNE, il existait peu ou pas de divergences sur les objectifs de fond.
L’impact des réformes successives sous seul objectif de contrainte financière plus forte a par contre laissé des débats en devenir sur la mise en œuvre cohérente des missions de service public.

C’est dans cette situation d’évolution globale et professionnelle que va se dérouler la campagne électorale, de surcroît une campagne électorale d’un nouveau type.

Déjà d’un point de vue global sur la notion même de démocratie ont commencé à apparaître quelques expressions inquiétantes. Ainsi un récent ex-premier Ministre a-t-il fait valoir que la démocratie, c’était désormais non seulement le vote des électeurs, mais également l’avis des prêteurs internationaux.

Également au détour d’un débat d’économistes sur les perspectives des dettes publiques, l’un des moins libéraux d’entre eux a fait valoir que la seule alternative au capitalisme dans les démocraties telles que nous les connaissons était le capitalisme d’État ”à la chinoise” : Ces deux éléments particuliers de puzzle précisent bien les conceptions quasi-unilatérales servant de références aux sphères dirigeantes de la planète. Qu’on en soit d’accord ou pas, qu’on les conteste ou non, elles dressent en tout cas le cadre contraint des débats des élections politiques de l’an prochain.

Autre particularité du contexte pour nos élections professionnelles, l’impact de diverses lois dites de modernisation sociale, qui dans les faits visent à réduire les moyens des syndicats et de la représentation des salariés.

Deux dimensions dans ce propos :

  • la régression généralisée organisée par la loi 2010-751.
  • le dévoiement par avance dans une optique encore plus régressive de cette même loi par le MEDDTL pour l’organisation de son dialogue social en interne.

Vous trouverez tous les points de précision utiles sur ce sujet dans l’article en pages intérieures sur les enjeux de ces élections professionnelles. Et une fois acquis, bons ou moins bons, le résultat de ces élections, l’exercice de conduite cohérente du service (au) public devra s’affirmer dans les conditions qui lui seront imposées.

Ressources, biodiversité, énergie, conséquences de l’évolution du climat, nous y sommes. En 2011, ça s’est simplement appelé Fukushima et algues vertes.

Jean-Jacques Maynard (SNE-FSU)

  • Synergie n°36 (septembre 2011) (format pdf - 7.1 Mo - 09/10/2013)Temps de téléchargement estimé : 1 min 57 s (512 K), 58 s (1024 K), 29 s (2 M), 11 s (5 M).