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Démission de Nicolas HULOT : LA SEULE ISSUE POSSIBLE

publié le 28 août 2018

Communiqué de presse du SNE-FSU

La nomination de Nicolas HULOT, personnalité écologiste médiatiquement reconnue, avait fait naitre chez les personnels du service public de l’environnement comme dans une grande part de la population un espoir pour que les politiques mises en œuvre soient à la hauteur des enjeux. En le nommant Ministre d’État, le président de la République connaissait ses exigences écologiques.
Depuis 16 mois, les arbitrages rendus par le premier ministre n’ont laissé que peu de place à une politique environnementale répondant aux enjeux qui nous attendent. Le ministre de la transition écologique et solidaire a perdu la quasi-totalité des arbitrages budgétaires .

Le SNE-FSU, syndicat représentatif au Ministère de la Transition Écologique et Solidaire (MTES) et majoritaire dans la sphère de l’Environnement, n’est donc malheureusement pas surpris par la décision prise ce matin par Nicolas HULOT de quitter le gouvernement.

Avec un budget 2018 pris à la hâte après les élections, et que l’on pouvait penser contraint par les choix du gouvernement précédent, le budget 2019 reflètera les véritables orientations du gouvernement. Force est de constater que les premières annonces sur celui-ci ne font pas de l’écologie une priorité du gouvernement et que celui-ci n’a pas compris les enjeux et la gravité de la situation.

Les grands discours mobilisateurs pour la sauvegarde de notre planète ne suffisent plus. Il n’y aura pas plus d’écologie sans moyen supplémentaire. Nicolas HULOT l’a compris, il n’a visiblement pas su convaincre le reste du gouvernement.

Nous appelons le gouvernement à tirer les conclusions de cette démission en mettant au cœur de son action politique et sa traduction budgétaire, les luttes contre le réchauffement climatique et l’érosion de la biodiversité.
A l’instar des ministères de l’intérieur, de la justice et de l’éducation, les priorités écologiques qui s’imposent à nous doivent se traduire par des moyens humains et financiers renforcés au sein des services et des établissements publics.

Dés à présent, il y a lieu d’arrêter la casse du service public de l’environnement !

Nicolas HULOT était sans aucun doute le mieux placé pour imposer l’écologie au cœur des politiques. Son échec nous interroge et interroge toute la société.