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Synergie n°50 de juillet 2017

publié le 23 août 2017 (modifié le 2 février 2018)
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Sommaire


LE CONGRES DU SNE-FSU

Résolution générale et motions adoptées lors du 16ème congrès du SNE-FSU

LES ACTUALITÉS






Apparences et réalités - l’édito de juillet 2017

Au rang des apparences, il faut donc regarder cette grande période électorale débutée en septembre dernier et achevée finalement par la nomination du gouvernement Philippe II dans des conditions presque aussi surprenantes que certains épisodes particulièrement tendus de la campagne.
Le constat factuel est que la course de haies, franchies ou pas par les uns et les autres, a écarté des pans entiers des pouvoirs antérieurs et que les taux d’abstention successifs ont diagnostiqué une démocratie bien malade. A l’image d’élections antérieures, la question de réforme institutionnelle est confirmée, à voir si elle sera abordée dans le quinquennat qui vient et de quelle façon.

Au rang des réalités bien tangibles, il faut essentiellement noter un président élu doté d’une solide majorité absolue éventuellement consolidée de supplétifs plus que bienveillants face à quelques oppositions fragmentées.
Il en ressort un exécutif pouvant disposer sans retenue des moyens de ses décisions, à commencer bien évidemment par ce qui a été annoncé dans son programme. Sur ces décisions-là, celle qui fait focus est bien évidemment la réforme du code du travail qui va tous nous impacter. Celle qui fait moins focus, mais qui va nous impacter encore plus rapidement, c’est la Loi de Finances 2018.

Pour le 3ème tour social relatif au sujet code du travail, ce nouveau bon président n’a pas renâclé à entortiller pendant la période législative les représentants syndicaux les plus haut placés, donc les perspectives renvoient d’ores et déjà au minimum à fin septembre.
Pour l’immédiat, Bercy trépigne tellement sur son manque de pognon (mais où passe-t-il donc ?) qu’un certain nombre de commandes toutes prêtes ont même fuité avant le résultat des législatives. Le cap général pour la Fonction Publique d’État, c’est 20 % de missions en plus pour 10 % de moyens en moins.

A prendre connaissance des détails quand on les aura, mais une ligne générale qui va devoir s’appliquer sur des services et opérateurs en situation très fragilisée, sinon même comme dans certains cas constatés en situation de non-fonctionnement.
Sans que cela ait vocation à perturber vos périodes de repos estival bien mérité, il y a également et probablement dans le programme de l’exécutif des sujets non-affichés, au premier rang desquels les remises en cause et évolutions du statut de la Fonction Publique, qui ne vont pas manquer de compliquer un peu plus l’exercice de nos métiers.

Pour être un tant soit peu complet et en parfaite cohérence avec le précédent éditorial, il ne faut pas oublier la mise en œuvre de la réforme territoriale avec ajustements ou pas à venir, une réforme qui plombe très directement notre activité quotidienne dans nombre de métiers.

En plus il fait vraiment trop chaud, mais le simple fait de l’énoncer ramène immédiatement à des soucis professionnels pour lesquels beaucoup d’intentions sont affichées mais très peu de choses sont faites.

Le chapiteau est dressé, les acteurs sont en piste, que va-t-il se passer ?

Pour notre compte, notre congrès a élu une équipe renouvelée dont seul le nouveau secrétaire général est à même de vous faire mesurer et partager l’enthousiasme et la détermination.

JJ. Maynard