Contenu

Publications, infos, tracts

Cette rubrique comporte des articles sur des faits marquants de la vie de la branche ainsi que des liens pour le téléchargement du journal de la branche.

 

Communiqué de presse : PARCS NATIONAUX LA MAUVAISE FARCE DU « PERE NOEL » !

publié le 9 octobre 2010 (modifié le 28 décembre 2015)

(ou... LES INCOHÉRENCES DU MINISTRE D’ETAT)

jpg - 878 ko
Affiche en colère

Dans la suite « logique » du Grenelle de l’Environnement et des engagements pris par le ministre d’Etat, en pleine année 2010 décrétée « année de la biodiversité » par l’ONU et relayée par le ministère, alors que les parcs nationaux travaillent d’arrache-pied à la mise en place de leur première charte… alors même que le ministre d’Etat, Jean-Louis Borloo, annonce devant les journalistes la mise en place du 10ème parc national, celui des Calanques, en guise de « cadeau de Noël » pour fin 2010...

le ministère de l’« écologie » diminue drastiquement le budget des parcs nationaux pour 2011 (- 8%) !

Aujourd’hui, la France porte atteinte à ses propres symboles, à sa vitrine en matière de protection de la biodiversité, aux niveaux national et international.

le communiqué de presse complet

Le dossier de presse

l’ensemble des 10 documents ci-dessous dans un fichier zip (2Mo) dossier de presse

  1. Introduction, contexte budgétaire, chiffres et sources, sommaire des documents fichier 1
  2. Exposé des motifs de la loi du 15 avril 2006 portant réforme des Parcs nationaux fichier 2
  3. Extraits de l’exposé des motifs de la loi Parcs Nationaux 2006 fichier 3
  4. Loi n° 2006-436 relative aux parcs nationaux, aux parcs naturels marins et aux parcs naturels régionaux fichier 4
  5. Lettre de cadrage préparation des budgets 2011 des parcs nationaux fichier 5
  6. Budget pluriannuel de l’Etat (source : http://www.performance-publique.gou... ) : document_dofip2010 budget pluriannuel Etat 2011-13 fichier 6
  7. Budget 2011 des parcs nationaux : (source : http://www.performance-publique.gou... ) : budget 2011 Parcs nationaux fichier 7
  8. Lettre ouverte du SNE-FSU au ministre d’Etat Jean-Louis Borloo sur les budgets 2011 des Parcs nationaux : fichier 8
  9. Préavis de grève des parcs nationaux le 15 octobre fichier 9
  10. Extrait de l’article du 14 septembre avec la déclaration de JL Borloo dans les Echos

La mort des parcs nationaux en 2011

BALCON DU MERCANTOUR - COMMUNIQUÉ DE PRESSE

publié le 22 septembre 2008 (modifié le 20 janvier 2009)

logo SNE

Le Syndicat National de l’Environnement n’est pas opposé à l’idée de la promotion d’un parcours qui traverserait le massif du Mercantour d’ouest en est.
 
Il n’est par contre pas favorable à la création d’aménagements nouveaux en Cœur de Parc, que ce soit en matière d’itinéraires ou d’hébergements. Un réseau de sentiers historique existe déjà, inutile d’en créer un autre. Le Syndicat National de l’Environnement repousse le projet du camp des Fourches d’auberge-restaurant-musée. Il juge cette idée incompatible avec le caractère d’un Parc national détenant le Label Européen et en lice pour l’obtention d’un Label de l’UICN à portée internationale. Le SNE ne distingue aucune retombée notable sur l’économie des communes. Il soutient depuis longtemps l’option de la réhabilitation et l’agrandissement du refuge municipal de Bousieyas pour lequel un projet respectant l’architecture locale existe.
 
Pour ce qui est de la zone extérieure au Cœur (ex Zone Périphérique) le SNE se prononce pour le respect de la montagne et rejette toute artificialisation abusive. La montagne n’est pas aménageable à l’infini. Des refuges existent déjà de part et d’autre de la frontière. Il suffirait à notre sens d’adapter le projet des Balcons du Mercantour aux infrastructures existantes 
 
Nous pensons qu’il est maintenant temps de prendre conscience de toutes les réalités de terrain tant économiques qu’écologiques

ENTERREMENT du Comité Technique Paritaire Spécial Commun aux Parcs Nationaux.....

publié le 15 septembre 2008

Présents  :
Administration : DNP, tous les PNx sauf PNGuadeloupe, PNF, DGA. 
Organisations syndicales : SNE-FSU 
Absents : 
Administration : PNG 
Organisations syndicales : CFDT, CGT. 
 
Le CTPS Commun des Parcs nationaux, mis en place en 1984 et dont les attributions étaient d’examiner les sujets
communs aux Parcs nationaux, a été supprimé par arrêté du ministre le 30 avril dernier. Une réunion du CTPS
avait été fixée depuis janvier dernier au 14 mai, elle a donc été transformée en “réunion de concertation”. Nous
avons tous pleuré le défunt, exécuté sans jugement ni préavis, et espérons une résurrection... 
 
Nous avons lu en séance une violente protestation au ministre contre la suppression du CTPS : 
- Sur la forme, nous n’avons pas digéré cette décision unilatérale sans même que les représentants du personnel
puissent faire valoir leur avis. 
- Sur le fond, nous contestons le motif de cette décision : le ministère a considéré que puisque les Parcs nationaux
étaient pris en compte dans le périmètre du CTPMinistériel, il ne pouvait juridiquement plus y avoir de CTPS. Au
contraire, nous plaidons que certains sujets comme le travail sur l’élaboration des chartes des Parcs nationaux
méritent un travail approfondi que le CTPM n’est pas en mesure de fournir et que l’existence du CTPS interparcs
était parfaitement justifiée. De plus, le moment ne pouvait pas être plus mal choisi : en pleine période de révision
des décrets des 7 parcs pré-existants, de mise en place de deux nouveaux parcs et de PNF, de mututalisation de
services et de missions, supprimer cette instance relève d’un réel manque d’à propos, pour ne pas dire plus !
Finalement, on mutualise tout dans les parcs nationaux, sauf le dialogue social ! 
 
Le DNP nous a répondu qu’il entendait notre surprise et notre amertume et qu’il transmettrait au ministre notre
lettre avec des commentaires et des propositions, et nous a demandé de continuer le dialogue au nom du travail
effectué et de la confiance que nous avons tissé entre les membres du CTPS ces dernières années. Il nous a
proposé de formaliser le dialogue social en interparcs, sous la forme d’une instance à construire ensembles. 
 
Le président du collège des directeurs a exprimé la surprise de ces derniers et leur demande unanime d’une
instance de dialogue en interparcs, avec la tutelle technique mais aussi la DGPA. 
 
Tous les membres présents du CTPS se sont accordés en séance sur le caractère indispensable de la présence
des Parcs nationaux au CTPM et du maintien d’une instance de dialogue social au niveau interparcs, avec un
rythme de travail équivalent à celui de l’ancien CTPS. En clair, il est nécessaire de remplacer le CTPS interparcs
par un CTPS interparcs... 
Il a été convenu que PNF va travailler sur la construction de cette instance, et nous nous reverrons début juillet
pour travailler sur une proposition. 
 
Commentaire SNE-FSU  : Nous rendons hommage à la volonté du DNP de poursuivre le dialogue et apprécions
sa proposition, mais la suppression du CTPS interparcs, comme du CTPS interagences, reste pour nous un
mauvais coup et un signe négatif à ajouter à nombre d’autres concernant la prise en compte de la voix du “petit
poucet environnement” dans le grand MEEDDAT. Nous sommes très inquiets sur la suite, la réorganisation du
ministère ne semble pas se faire en écoutant et en respectant ses différentes composantes comme l’affichait
encore récemment le ministre ! 
Prochain Flash, dans quelques jours : compte-rendu des autres points évoqués en séance. 
 
 Vos représentants SNE-FSU  

Déclaration du SNE lors du CA du PN Port-Cros

publié le 26 décembre 2006 (modifié le 12 septembre 2007)

Monsieur le Député, Mesdames, Messieurs,

Vous n’aurez pas été sans remarquer la présence aujourd’hui de nombreux agents des parcs nationaux. Certains d’entre eux auront roulé plus de 12 heures dans la journée avec leur propre véhicule pour venir témoigner de l’ inquiétude qui est la leur, à l’approche de l’examen du projet de loi qui vise à réformer les parcs nationaux. Les personnels, par l’entremise de leurs représentants, ont depuis le début des discussions menées sous l’égide du ministère de l’écologie, manifesté un esprit de responsabilité en participant activement à la réflexion de fond engagée depuis près de 3 ans. Des critiques assorties de propositions de rédaction ont toujours accompagné nos échanges avec notre tutelle. Nous souhaitons vous dire que c’est en conscience et après un examen minutieux et pragmatique des textes étudiés au cours de nombreuses séances de travail, que nous nous sommes forgé notre opinion. Des nombreuses propositions que nous avons portées devant notre ministère, très peu ont été retenues. Certaines de ces propositions nous semblaient primordiales pour maintenir un haut niveau de protection de ces espaces exceptionnels que sont les parcs nationaux et garantir le bon fonctionnement des établissements. Nous ne rentrerons pas dans les détails des articles de loi ; nous nous sommes déjà longuement exprimés à ce propos, mais notre conviction est que les choix opérés par la tutelle laissent peser de sérieuses menaces sur l’intégrité des parcs nationaux de l’avenir. Dans le même esprit nous avons toujours soutenu que pour rendre possible la création de nouveaux parcs on ne devait pas affaiblir le niveau de protection général de ceux existants.

Cette inquiétude est aujourd’hui renforcée voire confirmée à l’éclairage des prévisions budgétaires pour l’année 2006. Ces prévisions sont très clairement orientées à la baisse. Certains parcs sont plus durement touchés que d’autres et connaîtront des difficultés inédites pour conduire leurs projets ou pour simplement continuer à fonctionner. De là à considérer que ce sont les parcs existants qui financeront les structures que la volonté présidentielle entend créer dés 2006, il n’y a qu’un pas que nous franchissons sans hésitation, d’autant plus que le ministère affiche ouvertement dans le PLF 2006 son intention de voir baisser le coût annuel de l’hectare de zone centrale de parcs nationaux. Cette situation n’est évidemment pas acceptable et nous la dénonçons avec la plus grande vigueur. L’écart entre les déclarations publiques fracassantes et notre réalité est un abîme dans lequel les intérêts de l’environnement vont se perdre.

La réalité, c’est aussi demain, un parc national de la Guyane dans lequel l’activité d’orpaillage restera autorisée, ce qui traduit sans doute assez bien l’idée qu’à l’avenir, l’appellation parc national ne constituera plus un label de qualité indiscutable. Il n’est d’ailleurs à ce jour pas certain que l’UICN maintiendra les parcs nationaux français au niveau 2 d’une échelle de valeur qui en compte 6. Son comité indiquant attendre la publication de la loi et des décrets avant de se prononcer. Plus encore que les imperfections du projet qui sera présenté devant l’assemblée, c’est bien le contexte parlementaire actuel qui nous fait craindre le pire et c’est pour cette raison que nous vous demandions de le retirer. Comment ne pas se souvenir des conditions dans lesquelles se sont déroulés les débats sur la loi DTR où tous les amendements déposés allaient toujours dans le sens de moins de protection environnementale et toujours aux bénéfices des lobby les plus réactionnaires en terme d’écologie. La bonne volonté de Mr LEPELTIER alors ministre en exercice n’y a rien changé. Alors à quoi devons nous nous attendre quand certains députés annoncent d’ores et déjà que cette loi sera l’occasion de mettre fin à la sanctuarisation des zones centrales. Vous en conviendrez avec nous, les choses s’annoncent mal. La forte volonté politique qui en 1960 avait conduit l’Etat à décider que la loi sur les parcs soit une des toutes premières lois votées par le parlement de la 5ème république, semble désormais révolue. Les difficultés rencontrées par le ministre pour obtenir un créneau dans le calendrier de l’assemblée montre à l’évidence le peu de considération accordée aujourd’hui à un tel sujet. Pour toutes ces raisons, nous nous sommes mobilisés pour exprimer notre défiance à l’égard de ce qui demain, pourrait mettre un terme à cette réussite pour l’environnement et pour la société toute entière que représentèrent les Parcs nationaux français durant plus de 40 années. Nombreux sont ceux qui partagent cette inquiétude et pour en témoigner, nous vous remettons aujourd’hui cette pétition où figurent plus de 12 000 signatures. Nous espérons qu’elle sensibilisera les consciences de ceux qui portent la responsabilité des choix qui conditionneront notre futur.

Manifestation lors du CA du PN Port-Cros

publié le 26 décembre 2006 (modifié le 12 septembre 2007)

MANIFESTATION DU 14 NOVEMBRE AU CA DE PORT-CROS : UNE REUSSITE !

Une mobilisation importante, malgré des délais d’organisation très courts : Ce sont une bonne soixantaine d’agents des parcs, renforcés par quelques collègues de la branche Faune Sauvage, qui se sont mobilisés le 14 novembre pour aller manifester au CA du Parc national de Port-Cros. Tous les parcs de métropole étaient représentés, certains n’ont pas hésité à parcourir plusieurs centaines de kilomètres dans la journée pour participer à cette manifestation.

Des échanges avec le député Giran et avec plusieurs administrateurs : Une délégation de tous les parcs métropolitains a lu une déclaration devant le CA de Port-Cros (voir flash-infos du 15/11/05), exposant nos inquiétudes vis à vis de cette réforme et des conditions de sa mise en oeuvre, et a remis les 12400 signatures récoltées à M. Giran. Celui-ci nous a répondu devant les administrateurs et les journalistes présents. Il s’est dit sensible à nos inquiétudes et s’est voulu rassurant vis-à-vis du passage du projet de loi à l’assemblée nationale : s’appuyant sur l’analyse et les propositions d’amendements de l’UICN, il a affirmé la nécessité de renforcer la protection dans les actuelles zones centrales. En réponse à nos questions concernant le débat parlementaire, il s’est engagé publiquement à ne pas voter la loi si le texte devait être dénaturé par des amendements contraires à la protection de l’environnement. Concernant les budgets des parcs nationaux, il a déclaré qu’ « il serait très contre-productif de créer des parcs et d’étendre les missions des parcs existants sans avoir une augmentation significative des moyens ». Il est ensuite sorti avec plusieurs administrateurs pour une discussion plus ouverte avec les manifestants. Quel bilan ? Il est toujours très difficile d’évaluer la portée d’une action de ce genre. Cependant les premiers échos suite à notre action sont globalement intéressants :

- d’une part les administrateurs du PN Port-Cros ont semble-t-il été favorablement impressionnés par le nombre, le calme et la détermination des manifestants, et notre déclaration semble les avoir touchés positivement ;
- d’autre part les contacts avec la presse ont été très positifs. Plusieurs articles sont sortis et contribueront à mettre le débat sur la place publique.

Cela dit, même si le député Giran a cherché à nous rassurer à la veille de l’examen de ce projet de loi au parlement, nous resterons vigilants jusqu’au bout : la partie n’est pas terminée.

Un grand merci à tous les participants et à tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à la réussite de cette journée