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Communiqué du SNE-FSU à l’occasion du 2ème tour des élections présidentielles

publié le 5 mai 2017

A la veille du second tour de l’élection présidentielle, le SNE-FSU considère de son devoir de s’exprimer.

Au sein de nos ministères MEEM-MLHD, le SNE-FSU œuvre à la reconnaissance et au renforcement des services et des politiques publiques. Pour tous, nous demandons un État garant de ces politiques pour un monde soutenable, des services publics de qualité proches des citoyens et le développement de l’emploi public nécessaire à leur mise en oeuvre, par exemple dans le domaine de l’environnement.
Pour les agents, nos revendications portent d’abord sur une véritable reconnaissance de leur engagement et de leurs compétences qui doit se traduire par une politique ambitieuse de rémunération et de requalification des emplois.

Il nous faut sans doute ici rappeler que notre action syndicale est indépendante de celle de tout parti ou groupement politique, religieux ou philosophique et repose avant tout sur des valeurs démocratiques de liberté individuelle et collective, d’égalité des citoyens et de respect des différences, creuset d’une richesse culturelle partagée.

Les résultats du premier tour de l’élection présidentielle ont mis en lumière à quel point la France des banlieues, des friches industrielles, des petites villes et des campagnes en difficulté se sent abandonnée et dans la confusion politique. Les politiques successives de compétitivité et d’austérité libérales conduisent à une rupture du contrat social républicain dont le déclin et le dénigrement des services publics sont l’une des causes.
Ce sentiment d’abandon sur de larges parties de notre territoire, corollaire du vide laissé par l’État, nous l’avons vu monter dans l’exercice de nos métiers : réduction constante des effectifs, des moyens, renoncements, abandon de missions, transfert de compétences aux collectivités territoriales pas suffisamment assumé ni même compensé…
Cependant ne nous trompons pas ! Derrière la façade honorable qu’il cherche à se construire, le Front national est un parti raciste et xénophobe qui a, pour cela, fait l’objet de condamnations par la justice. Dans une pleine continuité, Marine Le Pen en est bien le numéro un. Elle surfe sur le mécontentement social pour créer de l’illusion, se déclare anti-système après en avoir abusé. La politique du Front national n’a rien de sociale.
Le projet proposé par Emmanuel Macron n’est pas le nôtre, loin s’en faut. Dès le lendemain de l’élection, nous continuerons à nous battre pour des politiques publiques ambitieuses dans le respect du service public et de ses agents.

Mais aujourd’hui, PAS UNE VOIX POUR LE FN ! C’est une évidence.
Chacun de nous fera en conscience un vote politique réfléchi.
Notre profond attachement aux valeurs de la République nous fait espérer le score minimal pour Marine Le Pen.