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Enquête SNE-FSU 2018 auprès des personnels du CGDD

Cette consultation a été diffusée aux adresses de messagerie des agents CGDD selon l’annuaire Pauline, téléchargées en juin 2018. Elle a donc comme périmètre l’ensemble des personnels du CGDD, quel que soit leur statut. Le nombre d’agents du CGDD était de 458 au 31/12/2017 selon une version provisoire du bilan social 2017. Les effectifs poursuivant leur baisse, on peut estimer entre 440 et 450 le nombre de répondants potentiels mi-2018.

L’enquête a fait l’objet d’une première diffusion en date du 28 juin 2018 et a été close le 1er octobre 2018. Elle a permis de collecter 149 questionnaires complets et 177 questionnaires partiels. Le taux d’échantillonnage oscille donc, selon les questions, entre 33% et 72%. La composition de l’échantillon est détaillée en fin de document.


Sommaire

1. Préoccupations et perception du cadre professionnel de proximité

2. Perception de la situation au CGDD

3. Le dialogue social et les organisations syndicales au CGDD

4. Qui a répondu à l’enquête ?




Préoccupations et perception du cadre professionnel de proximité

Environ 50% des agents déclarent n’avoir pas été examinés par la médecine du travail depuis 5 ans ou plus.

Réglementairement, la fréquence obligatoire de ces examens dans la fonction publique d’Etat est de 5 ans.


La grande majorité des agents sont globalement satisfaits de l’adéquation entre leur poste, leurs compétences et leurs aspirations.


Aller au travail, une souffrance ? C’est non pour une large majorité des agents. Cependant, c’est oui ou plutôt oui pour un agent sur 6. Proportion loin d’être négligeable.

Concernant le stress, presque la moitié des répondants déclarent le subir. Les plutôt oui et plutôt non sont bien plus nombreux que les oui et les non.

Pour plus des trois quarts des agents, aller au travail est une source d’épanouissement et de satisfaction, mais ils sont 21% à ne pas ressentir cette liesse.

Pour près de 4 agents sur 5, aller au travail est également une nécessité pour faire bouillir la marmite.


S’ils pouvaient se le permettre, 21% des enquêtés souhaiteraient quitter la fonction publique et 32% changer complètement de métier. Ils sont encore plus nombreux à souhaiter une mobilité géographique (41%) ou fonctionnelle (48%). Les propositions les plus attirantes sont le temps partiel (55%) et le télétravail (60%).

Concernant le télétravail, on peut noter le très important décalage entre le résultat de l’enquête et les demandes faites par les agents. Selon une version provisoire du bilan social 2017, 44 demandes (soit environ 10% des effectifs) ont été faites au titre de la campagne 2017, qui ont, sauf cas particulier, été satisfaites.

Si vous avez fait une ou des demandes de télétravail qui n’ont pas été satisfaites, n’hésitez pas à le faire savoir à votre représentant SNE-FSU.


Une large majorité des sondés sont plutôt satisfaits ou satisfaits de leur déroulement de carrière. En revanche ils sont nettement moins nombreux à être optimistes sur les perspectives d’avenir.


Les changements dans les métiers (47%) et les fermetures de postes (41%) suscitent l’inquiétude d’une part non négligeable des agents. Dans le même temps, les deux tiers des sondés se pensent capables d’adaptation aux changements d’environnement professionnel, tandis que 30% sont inquiets sur le point.

Ce qui génère le plus d’inquiétude est ce sur quoi les enquêtés pensent ne pas avoir prise.

Sans surprise, les réorganisations (48%) viennent en tête de ce qui génère de l’inquiétude.

Le CGDD sort d’une de ces réorganisations, qui a été menée de manière particulièrement abrupte : fermeture du pôle de Rouen, injonctions à des agents de se “pré-positionner” sur les postes non publiés, décisions prises dans la plus grande opacité, etc. Et la réorganisation suivante est annoncée, toujours pour respecter un plafond d’emploi de plus en plus bas.


C’est rassurant, seuls 5% des enquêtés pensent que leur travail ne sert à rien ni personne. Tant mieux, car le sentiment d’utilité est une des clés du bien-être au travail. C’est aussi un des meilleurs remparts contre les Risques Psycho-Sociaux (RPS).

Mais alors, à qui ce travail est-il utile ? Avant tout à l’intérêt général (87%) ; viennent ensuite les politiques ministérielles (79%) et le fonctionnement de l’institution (66%).

Si l’on fait l’hypothèse d’un attachement des agents aux missions de service public, ce sentiment d’utilité est globalement positif.


Quid alors de la reconnaissance du travail réalisé ?

Un quart des sondés trouvent que leur hiérarchie ne reconnaît pas leur travail à sa juste valeur. Ils sont 69% à penser le contraire. Des proportions équivalentes sont observées quant à la reconnaissance par des personnes extérieures. Pour la grande majorité d’entre nous, ce sont les collègues qui reconnaissent le mieux le travail réalisé.